SARL et SAS sont les deux sociétés les plus répandues en France. Toutes deux limitent la responsabilité aux apports, mais leurs règles diffèrent sur des points décisifs.
Le régime social du dirigeant
Le gérant majoritaire de SARL est un travailleur non salarié (TNS) : cotisations plus faibles, mais protection sociale plus légère. Le président de SAS est assimilé salarié : il cotise davantage mais bénéficie d’une meilleure couverture (hors assurance chômage).
Les dividendes
En SARL, la part de dividendes du gérant majoritaire dépassant 10 % du capital social supporte des cotisations sociales. En SAS, les dividendes échappent à ces cotisations et ne subissent que la fiscalité (prélèvement forfaitaire unique de 30 %). Pour une rémunération en dividendes, la SAS est souvent plus avantageuse.
Souplesse et cession
La SAS offre une grande liberté statutaire (organisation, droits de vote, clauses d’agrément), quand la SARL suit un cadre légal plus rigide mais rassurant. À la revente, la cession d’actions de SAS est taxée à 0,1 %, contre 3 % pour les parts de SARL (après abattement).
Alors, laquelle choisir ?
La SARL convient aux projets familiaux et patrimoniaux recherchant un cadre balisé et des charges sociales maîtrisées. La SAS s’impose pour la souplesse et les projets ouverts aux investisseurs, en vue d’une levée de fonds. Hésitant entre toutes les formes ? Revoyez comment choisir son statut juridique, ou la démarche complète pour créer son entreprise.

