Le choix du statut juridique est l’une des premières décisions du créateur d’entreprise. Il détermine votre responsabilité, votre régime social, votre fiscalité et la crédibilité de votre structure. Voici les principales formes pour vous repérer.
L’entreprise individuelle (EI)
Depuis 2022, l’entreprise individuelle bénéficie d’un statut unique qui sépare automatiquement le patrimoine professionnel du patrimoine personnel. Simple à créer et à gérer, elle convient aux activités lancées seul, avec ou sans le régime de la micro-entreprise. Le dirigeant relève du régime des travailleurs non salariés (TNS).
L’EURL et la SARL
La SARL (société à responsabilité limitée) réunit au moins deux associés ; en version à associé unique, elle devient une EURL. La responsabilité est limitée aux apports et le capital est libre. Le gérant majoritaire est un travailleur non salarié, ce qui allège les cotisations mais réduit la protection sociale. C’est un cadre rassurant, souvent choisi pour les projets familiaux.
La SAS et la SASU
La SAS (société par actions simplifiée), ou SASU à associé unique, offre une grande liberté dans la rédaction des statuts. Le président est assimilé salarié : meilleure couverture sociale, mais cotisations plus élevées. Les dividendes n’y supportent pas de cotisations sociales. C’est la forme préférée des startups et des projets visant une levée de fonds.
Comment trancher ?
Posez-vous quatre questions : combien d’associés ? quel régime social pour le dirigeant ? quelle fiscalité (impôt sur le revenu ou sur les sociétés) ? quels besoins de financement ? Pour aller plus loin, comparez en détail la SARL et la SAS.
Quel que soit le statut, l’étape suivante est l’immatriculation via le Guichet unique. Retrouvez la vue d’ensemble dans notre guide pour créer son entreprise.

