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Micro-entreprise (auto-entrepreneur) : plafonds 2026 et fonctionnement

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Photo Anete Lūsiņa / Unsplash

La micro-entreprise (ex-auto-entrepreneur) est le régime le plus simple pour se lancer seul : déclaration en ligne, comptabilité allégée, cotisations proportionnelles au chiffre d’affaires. Elle séduit par sa souplesse — à condition d’en connaître les plafonds et les limites. Voici son fonctionnement complet en 2026.

Mis à jour le 3 septembre 2026. Les plafonds, taux et seuils cités valent pour 2026 et renvoient à leurs sources officielles.

EN BREFLA MICRO-ENTREPRISE EN 2026
Plafond de CA — vente / hébergement203 100 €
Plafond de CA — prestations de services83 600 €
Cotisations sociales (vente / services BIC / BNC)12,3 / 21,2 / 25,6 %
Franchise de TVA (vente / services)85 000 / 37 500 €
Charges réelles déductiblesAucune

Qu’est-ce que la micro-entreprise ?

La micro-entreprise n’est pas une forme juridique à part : c’est le régime simplifié de l’entreprise individuelle, réservé à l’exercice en solo. Depuis la fin du terme officiel « auto-entrepreneur », les deux mots désignent la même chose. Son principe : des obligations comptables et fiscales allégées, en échange de plafonds de chiffre d’affaires et de l’impossibilité de déduire ses charges réelles. C’est le point de départ idéal pour tester une activité ou démarrer à faibles dépenses.

Les plafonds de chiffre d’affaires 2026

Pour la période 2026-2028, le chiffre d’affaires annuel hors taxes ne doit pas dépasser les seuils suivants. Un dépassement une seule année est toléré (vous restez en micro l’année suivante) ; deux années consécutives au-dessus du seuil vous font sortir du régime.

Activité Plafond de CA Seuil de franchise TVA Abattement forfaitaire (IR)
Vente de marchandises, hébergement 203 100 € 85 000 € 71 %
Prestations de services (BIC) 83 600 € 37 500 € 50 %
Activités libérales (BNC) 83 600 € 37 500 € 34 %

En cas d’activité mixte, le CA global ne doit pas dépasser 203 100 €, dont au maximum 83 600 € au titre des services. La première année, les plafonds sont proratisés selon votre date de création.

Les cotisations sociales 2026

Vous payez des cotisations calculées en pourcentage du chiffre d’affaires encaissé — donc pas de chiffre d’affaires, pas de cotisations. Les taux 2026 sont de 12,3 % pour la vente, 21,2 % pour les prestations de services commerciales et artisanales (BIC), et 25,6 % pour les activités libérales (BNC), ce dernier taux ayant augmenté au 1er janvier 2026. Les professions relevant de la CIPAV cotisent à 23,2 %. La première année, l’ACRE réduit ces taux de moitié pendant quatre trimestres civils.

La fiscalité : abattement ou versement libératoire

Par défaut, votre bénéfice imposable est calculé en appliquant un abattement forfaitaire à votre chiffre d’affaires (71 %, 50 % ou 34 % selon l’activité), puis intégré à l’impôt sur le revenu de votre foyer. Sur option, et sous condition de revenu fiscal de référence, le versement libératoire vous permet de régler l’impôt en même temps que les cotisations, à un taux réduit (1 % en vente, 1,7 % en services BIC, 2,2 % en BNC). En contrepartie de cette simplicité, vous ne déduisez ni vos charges réelles ni la TVA sur vos achats.

CAS PRATIQUE — MICRO (BNC)40 000 € DE CA / AN
Chiffre d’affaires encaissé40 000 €
Cotisations sociales (25,6 %)− 10 240 €
Base imposable à l’IR (après abattement 34 %)26 400 €

Estimation indicative 2026, hors cotisation foncière des entreprises (CFE) et hors impôt sur le revenu, qui dépend de votre foyer fiscal.

La franchise de TVA

Ne confondez pas les plafonds de la micro avec ceux de la franchise en base de TVA, qui sont indépendants. En 2026, la franchise s’applique jusqu’à 85 000 € (vente) et 37 500 € (services), avec des seuils majorés de tolérance (93 500 € et 41 250 €). En deçà, vous ne facturez pas la TVA mais ne la récupérez pas. Au-delà, vous facturez la TVA — tout en pouvant rester en micro-entreprise pour le reste.

Avantages et limites

  • Avantages : création gratuite et rapide, comptabilité minimale, cotisations indexées sur le CA (nulles sans recette), sortie facile.
  • Limites : plafonds de chiffre d’affaires, aucune charge déductible, protection sociale plus légère, crédibilité parfois moindre face aux grands comptes.

Comment se lancer

La déclaration de début d’activité se fait en ligne sur le Guichet unique de l’INPI. Pensez à demander l’ACRE pour alléger vos cotisations la première année, à ouvrir un compte bancaire dédié (obligatoire si votre CA dépasse 10 000 € deux années de suite), et à vérifier vos obligations d’assurance selon votre métier. La marche complète est détaillée dans notre guide pour créer son entreprise.

Quand quitter la micro-entreprise ?

La micro montre ses limites quand vos charges réelles deviennent lourdes (elles ne se déduisent pas), quand vous approchez les plafonds, ou quand vous voulez piloter rémunération et dividendes. Le passage en société (EURL ou SASU) devient alors payant : nous détaillons les cinq signaux et la méthode dans notre guide micro-entreprise ou société : quand franchir le pas. Et pour situer la micro face à toutes les formes, voyez le comparatif des statuts juridiques.

Questions fréquentes

Micro-entreprise et auto-entrepreneur, quelle différence ?

Aucune : c’est la même chose. « Auto-entrepreneur » était l’ancien nom du régime, aujourd’hui appelé officiellement micro-entreprise. Il s’agit du régime simplifié de l’entreprise individuelle.

Quels sont les plafonds de chiffre d’affaires en 2026 ?

203 100 € pour la vente de marchandises et l’hébergement, 83 600 € pour les prestations de services (BIC ou BNC), pour la période 2026-2028. Un dépassement une année est toléré ; deux années consécutives font sortir du régime.

Paie-t-on des cotisations sans chiffre d’affaires ?

Non. En micro-entreprise, les cotisations sont un pourcentage du chiffre d’affaires encaissé : sans recette déclarée, aucune cotisation n’est due. C’est une différence majeure avec la société, où le gérant TNS paie des cotisations minimales.

Peut-on déduire ses charges en micro-entreprise ?

Non. La micro applique un abattement forfaitaire censé représenter vos frais (71 %, 50 % ou 34 % selon l’activité) : vos dépenses réelles ne se déduisent pas. Si vos charges sont élevées, le régime réel (souvent en société) devient plus avantageux.

Quand faut-il passer en société ?

Lorsque vos charges réelles pèsent lourd, que vous approchez les plafonds, que la TVA vous rattrape ou que vous voulez optimiser votre rémunération. Notre guide « micro-entreprise ou société » détaille les signaux et la méthode pour basculer au bon moment.

Cet article donne une information générale à jour en 2026 et ne remplace pas un conseil personnalisé. Vérifiez les montants applicables à votre situation auprès des sources officielles.